LES BOOMERS DU CONSEIL DES ÉTATS ENTERRENT LE CONTRAT ENTRE LES GÉNÉRATIONS
La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des États souhaite financer la 13e rente AVS par une augmentation des cotisations salariales et une hausse illimitée dans le temps de la taxe sur la valeur ajoutée...

... pour nous jeunes Vert'libéraux, deux choses sont claires :
- Ce modèle est irresponsable et renforce le déséquilibre de l'AVS.
- De véritables réformes sont nécessaires pour adapter le financement de l'AVS à l'augmentation de l'espérance de vie.
Des personnes âgées de 57 ans décident : les jeunes paient, les plus âgés profitent
La 13e rente AVS a été largement acceptée par les plus de 60 ans, tandis que les moins de 40 ans ont majoritairement voté contre. La CSSS-E, dont la moyenne d'âge est de 57 ans, décide désormais d'un financement qui pèse principalement sur la génération jeune et active. La dernière étude BSS du professeur Brülhart montre clairement que les augmentations de cotisations salariales touchent exclusivement les personnes actives, tandis que les retraités ne paient aucune cotisation.
« Ce qui a été décidé ici, c'est la fin du contrat entre les générations », déclare Loa Wild, vice-présidente des Jeunes Vert'libéraux. « Ceux qui ont demandé la 13e rente AVS seront épargnés. Ce sont ceux qui étaient majoritairement contre qui devront payer. Ce n'est ni équitable ni durable. »
La plus grande institution sociale devient antisociale
La combinaison d'une augmentation des cotisations salariales et d'une hausse illimitée de la taxe sur la valeur ajoutée renchérit le travail, affaiblit le pouvoir d'achat et transfère systématiquement la charge sur la jeune génération. De plus, il est grave que les problèmes structurels de l'AVS ne soient pas abordés. La politique actuelle de « rafistolage » bloque les discussions sur la durée de la vie active et d'autres réformes structurelles qui pourraient garantir le financement de l'AVS à long terme.
« L'évolution démographique continue de s'aggraver, indépendamment de ce que décident les « anciens » au Conseil des États », critique Wild, qui poursuit : « La plus grande institution sociale de notre pays devient antisociale lorsque la solidarité entre les générations est exploitée de manière irresponsable », ajoute Wild. « Collecter plus d'argent sans procéder à une réforme structurelle n'est pas une solution. C'est un report au détriment de notre génération. »
Il existe une meilleure solution
Le Conseil national a proposé un financement alternatif, qui repose sur une motion déposée par le conseiller national Patrick Hässig (PVL) : une augmentation temporaire de la TVA sans prélèvements salariaux supplémentaires. Ce modèle répartit davantage la charge, n'augmente pas le coût du travail et maintient la pression en faveur d'une réforme. Une solution transitoire jusqu'en 2030 donne le temps de procéder à des ajustements structurels contraignants dans le cadre de la réforme de l'AVS.
« Nous reconnaissons que la 13e rente AVS doit être financée. », déclare Wild. «Mais cela ne doit pas se faire uniquement au détriment des actifs. Une solution temporaire permettra la mise en œuvre d'une véritable réforme. »
Des fonds supplémentaires ne remplacent pas une réforme
Pour les Jeunes Vert'libéraux, il est clair qu'un simple financement supplémentaire de l'AVS sans réforme structurelle contraignante est irresponsable. Quiconque se contente aujourd'hui d'augmenter les cotisations et de reporter les réformes accepte que l'AVS perde à long terme sa légitimité. Des situations telles que celle que connaît l'Allemagne, où la prévoyance vieillesse est bloquée sur le plan politique et est devenue de facto irréformable, ne doivent pas devenir réalité en Suisse.
« Nous devons avoir le courage de mener des réformes. L'AVS doit être modernisée afin de rester viable pour notre génération. Les augmentations constantes des impôts ne remplacent pas les solutions structurelles », souligne Wild.
En avant pour une vraie réforme de l'AVS !
Les Jeunes Vert'libéraux s'engageront avec force en faveur d'une réforme de l'AVS digne de ce nom. Une réforme qui aborde honnêtement le rapport entre les actifs et les retraités, renforce les incitations à exercer une activité lucrative et rétablit l’équilibre dans la solidarité entre les générations.
« Nous défendons une AVS qui continue à soutenir notre génération », déclare Wild. « La solidarité ne doit pas être à sens unique. Il faut désormais faire preuve de responsabilité et mettre en place de véritables réformes. »