31 Octobre 2018

Une loi sur le CO2 insuffisante et sans ambition. Les jeunes vert’libéraux suisses exigent des améliorations considérables et annoncent une large alliance des jeunes partis en faveur de la protection du climat.

Pas de taxe sur les billets d’avion, pas de mise en œuvre de l’accord de Paris sur le climat : le projet de loi sur le CO2 de la Commission de l’environnement du Conseil national est en complète inadéquation avec les attentes de la jeune génération. Les jeunes vert’libéraux ainsi que de nombreux autres jeunes partis et organisations ne cautionnent plus cette politique du laisser-aller. Nous présenterons nos revendications lors d’une conférence de presse le 28 novembre à 10h00 au Centre de presse du Palais fédéral.

Avec cette loi sur le CO2, la Suisse n’atteindra pas les objectifs de la Convention de Paris et n’apportera pas sa contribution à l’objectif de limiter la hausse moyenne des températures du globe à 1,5 degré. Nous demandons une politique environnementale durable selon le principe du pollueur payeur qui ne se contente pas de reporter les nombreux défis du changement climatique sur les générations futures. Pour mettre en œuvre l’accord de Paris sur le climat, la Suisse devra réduire ses propres émissions de 60% d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990. Toutefois, la loi actuelle ne prévoit que 50 % de réduction des émissions.

Pas de taxe sur les billets d’avion

La Commission du Conseil national veut également protéger le trafic aérien et continue à l’exclure de la taxe sur le CO2. « Cette décision est affligeante », déclare Nikolai Orgland,  chef de campagne des JVL Suisse. « Les compagnies aériennes sont aujourd’hui fortement subventionnées : elles ne paient ni taxe sur la valeur ajoutée, ni taxe sur les huiles minérales, ni taxe sur le CO2. Pas étonnant que le nombre de vols augmente depuis des années ». La décision de plafonner la surtaxe sur le carburant est également incompréhensible.

Pas d’évaluation de l’impact climatique, pas de transparence pour les risques climatiques

En outre, la Commission n’élargit pas l’évaluation de l’impact sur l’environnement (EIE) à l’analyse des effets des nouveaux projets d’infrastructure sur le climat. « Les nouvelles installations prévues, jugées nuisibles pour le climat continueront ainsi à être homologuées – au détriment des générations futures », poursuit Anaïs Grandjean, co-présidente des JVL Suisse. De plus, la Commission choisit de ne pas jouer la transparence concernant les risques climatiques des placements de la Banque nationale, de la caisse de compensation AVS et de la caisse de pension fédérale (Publica).

Les jeunes vert’libéraux sont déçus que la Commission restreigne sa compréhension des changements climatiques à la chaleur et la sécheresse, se dérobant à ses obligations lorsqu’il s’agirait plutôt de construire une politique climatique audacieuse, nécessaire au bien être des générations futures.

Anaïs Grandjean, co-présidente JVL Suisse  : +41 79 398 93 22‬
Nikolai Orgland, chef de campagne JVL Suisse : +41 76 407 37 37 92

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