Les Jeunes Vert’libéraux rejettent l’attaque frontale contre le lynx, le castor et le loup et soutiennent un référendum contre la « Loi sur les tirs » du Conseil des Etats.

Le durcissement prévu de la « loi sur la chasse » par le Conseil des Etats est un recul et ne correspond pas à l’image d’une Suisse moderne qui prône depuis des décennies une forte protection de la nature. Au lieu d’imposer enfin une interdiction de chasse aux espèces menacées telles que le lièvre d’Europe, le tétras-lyre, le lagopède alpin et la bécasse des bois, le Conseil des Etats veut relâcher toutes les espèces animales précédemment protégées pour la chasse. Les dommages présumés causés par des animaux sauvages n’ont plus besoin d’être prouvés, la suspicion est suffisante. Les munitions au plomb toxique restent également légales dans le cadre de la révision en cours.

L’objectif original de la loi sur la chasse et la protection (LCP) adoptée en 1988 est de « préserver la biodiversité et les habitats des mammifères et oiseaux sauvages indigènes et migrateurs » et de « protéger les espèces en voie de disparition ». La loi a été négociée avec les cantons et les associations de chasseurs et constitue un compromis qui a parfaitement fonctionné pendant plus de deux décennies. Au cours des siècles précédents, de nombreuses espèces animales étaient déclarées « nuisibles » et souvent complètement exterminées (par exemple le gypaète barbu, le loup et l’ours brun). Afin de prévenir de telles catastrophes écologiques, la Confédération a donc la tâche constitutionnelle au sein de la LCP d’adopter des mesures de protection des espèces menacées d’extinction.

« La révision actuelle du Conseil des Etats est une attaque contre les animaux sauvages dans nos Alpes », déclare Pascal Vuichard, co-président des Jeunes Vert’libéraux et conseiller municipal dans le canton de Glaris. « Au lieu d’interdire les munitions au plomb et la chasse aux espèces menacées, le Conseil des Etats propose le contraire : Une loi destructrice ». Avec le retour du loup, du lynx et de l’ours dans nos Alpes, certains politiciens de l’Etat semblent voir une chance de gagner des voix en déchirant de vieilles tranchées ouvertes dans la conservation de la nature dans les régions montagneuses. Pascal Vuichard met en garde : « En Suisse, nous prenons soin de la nature, c’est internationalement connu. Avec cette loi sur l’abattage, le Conseil des Etats veut remonter au Moyen Âge ».

En cas d’acceptation de la révision partielle de la LCP, il n’est plus nécessaire de prouver l’existence d’une « perte importante » pour déclarer des espèces protégées.  Maintenant, les dommages « probables » devraient suffire à légitimer la mise à feu d’une espèce en voie de disparition. En outre, l’obligation de prendre des mesures de protection préventives est levée. La réglementation des populations d’espèces sauvages doit être transférée de la compétence fédérale aux cantons. Pascal Vuichard ajoute : « Les animaux sauvages ne s’orientent pas le long des frontières cantonales. Il est donc logique que ce soit la Confédération et non les cantons qui décident des mesures de protection. » En outre, la Confédération dispose d’un mandat de protection internationale et constitutionnelle.

Conclusion : La révision partielle de la LCP est une intervention massive dans la nature et met en danger existentiel des espèces animales rares. Les Jeunes Vert’libéraux rejettent la révision partielle complètement déséquilibrée de la loi sur la chasse et la protection. Si la loi n’est pas modifiée, les Jeunes Vert’libéraux soutiendront activement un référendum des trois plus grandes associations environnementales.

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